5 aliments sous-cotés à redécouvrir avec Magali Cros-Roig
À force de chercher de nouvelles idées pour mieux manger, on finit parfois par négliger les ingrédients les plus familiers de nos placards et de nos réfrigérateurs. Dans notre podcast Les Belles Rencontres, Magali Cros Roig remet à l’honneur cinq aliments sous-cotés dont les multiples usages pourraient bien renouveler vos repas du quotidien.
Certains sont cantonnés à une seule recette, d’autres associés à des souvenirs d’enfance ou relégués derrière des produits plus en vogue. Pourtant, il suffit parfois de changer une cuisson, une texture ou un assaisonnement pour les découvrir sous un autre jour. La sélection de Magali invite à cette curiosité : repartir de ce que l’on connaît, explorer des associations et retrouver le plaisir d’une cuisine simple, sans multiplier les achats ni les préparations compliquées.
1. Les flocons d’avoine, bien au-delà du porridge
Les flocons d’avoine évoquent souvent un bol de petit-déjeuner fumant. Magali les apprécie notamment pour leur côté économique, rassasiant et polyvalent. Leur saveur discrète permet de les associer à des ingrédients très différents, tandis que leur texture évolue selon la préparation : tendre dans un porridge, plus dense dans un bowl cake, croustillante après un passage au four.
Pour varier le petit-déjeuner, on peut les laisser s’attendrir une nuit au réfrigérateur dans du lait ou une boisson végétale, puis ajouter des morceaux de fruit et quelques noisettes. La cannelle ou la vanille apportent une dimension aromatique supplémentaire. Le bowl cake, préparé dans un bol puis cuit, constitue une autre façon de les découvrir.
Mais l’avoine se cuisine aussi en version salée. Les flocons peuvent entrer dans la préparation de galettes de légumes ou servir de base à un porridge agrémenté de champignons et d’herbes. De quoi sortir du seul registre du petit-déjeuner et utiliser un même paquet dans plusieurs repas.
2. La tomate, une multitude de recettes à explorer
Pour Magali, la tomate est un véritable couteau suisse de la cuisine. On la connaît en salade, simplement accompagnée d’huile d’olive et de basilic, mais elle se prête tout aussi bien aux préparations au four, aux sauces ou aux recettes à la provençale.
Son intérêt tient notamment aux contrastes qu’elle permet de créer. Crue, elle apporte une texture juteuse et de la fraîcheur. Rôtie, elle devient plus fondante et ses saveurs se concentrent. Mijotée, elle forme une base qui accompagne aussi bien des légumes que des légumineuses ou des pâtes. Changer de cuisson suffit ainsi à renouveler un ingrédient très familier.
Parmi les idées de Magali, le clafoutis salé mérite une place à part. Des tomates cerises, une préparation à base d’œufs, quelques aromates : l’idée permet de retrouver la tomate dans une texture différente. Une belle manière d’élargir son répertoire au-delà de la traditionnelle salade estivale.
3. La courgette, un légume qui aime changer de texture
La courgette peut sembler discrète, surtout lorsqu’elle est toujours préparée de la même façon. Pourtant, Magali rappelle qu’elle se déguste crue, rapidement saisie, en flan ou accompagnée d’une béchamel. Sa douceur en fait une bonne base pour explorer différents assaisonnements.
Taillée en fins rubans, elle se prête à une salade avec du citron, de l’huile d’olive et des herbes fraîches. En morceaux, saisie à la poêle, elle conserve davantage de tenue. En flan, elle prend une texture tendre qui change des poêlées habituelles. L’essentiel est de choisir la préparation en fonction du résultat recherché.
Pour éviter la monotonie, on peut aussi jouer sur les associations : basilic et citron pour une note fraîche, cumin pour une saveur plus chaleureuse, ou fromage et muscade dans un gratin. La courgette illustre ainsi une idée simple : un légume n’a pas besoin d’un goût puissant pour donner naissance à des plats variés.
4. Le petit-suisse, à redécouvrir en sucré comme en salé
Un peu éclipsé par le skyr selon Magali, le petit-suisse conserve toute sa place dans la cuisine du quotidien. On pense spontanément au dessert de l’enfance, mais sa texture onctueuse permet de nombreux usages.
En version sucrée, il accompagne des fruits frais, une compotée ou quelques éclats de noix. On peut le parfumer avec de la vanille ou du zeste de citron pour varier les saveurs. Une base simple, à composer selon les envies et les ingrédients disponibles.
En version salée, le petit-suisse peut devenir une sauce pour des crudités ou des légumes rôtis. Il suffit de l’assouplir si nécessaire, puis d’ajouter de la ciboulette, du poivre et un peu de citron. Les versions nature, sucrées ou aromatisées n’ayant pas la même composition, le choix dépend aussi de l’usage prévu.
5. Les herbes et les épices, des ingrédients sous-cotés pour varier les repas
Le dernier choix de Magali rassemble une famille entière : les herbes et les épices. Basilic, curry, cumin… Quelques touches suffisent à donner une autre personnalité à une recette, sans en compliquer la préparation.
Une même poêlée de courgettes change de caractère avec du curry ou de la menthe. Une sauce au petit-suisse se renouvelle avec de la ciboulette, tandis qu’une tomate rôtie s’accorde avec du thym. Ces associations permettent de conserver des recettes simples tout en évitant l’impression de manger toujours la même chose.
Pour se familiariser avec les assaisonnements, mieux vaut commencer par de petites quantités, goûter, puis ajuster. Redécouvrir ces aliments ordinaires passe aussi par cette liberté d’essayer. Retrouvez l’épisode complet avec Magali Cros Roig dans notre podcast Les Belles Rencontres pour prolonger cette conversation autour du mieux manger.