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Le rôle des fibres dans une alimentation IG bas

Souvent sous-estimées, les fibres jouent pourtant un rôle central dans l’équilibre glycémique et la satiété. À la rentrée, remettre davantage de végétaux, légumineuses et céréales peu raffinées dans l’assiette est un réflexe simple et efficace.

Que sont exactement les fibres alimentaires ?

Les fibres sont des glucides particuliers que notre organisme ne digère pas, ou très peu, dans l’intestin grêle.

Contrairement aux sucres et à l’amidon, elles ne sont donc pas absorbées directement sous forme de glucose. Elles poursuivent leur chemin dans le système digestif et exercent différents effets selon leur nature.

On distingue généralement deux grandes familles.

Les fibres solubles, présentes notamment dans les pommes, l’avoine, les légumineuses ou certaines graines, peuvent former une sorte de gel au contact de l’eau.

Les fibres insolubles, que l’on retrouve notamment dans les céréales complètes, certains légumes ou la peau des fruits, participent davantage au volume des selles et au bon fonctionnement du transit intestinal.

Dans la pratique, beaucoup d’aliments contiennent les deux types de fibres dans des proportions variables.

Fibres et glycémie : pourquoi sont-elles importantes ?

Les fibres, et particulièrement certaines fibres solubles, peuvent ralentir la digestion et l’absorption des glucides.

Lorsqu’un repas associe des aliments riches en fibres à une source de glucides, le glucose peut ainsi arriver plus progressivement dans le sang que lorsqu’un glucide raffiné est consommé seul.

C’est l’une des raisons pour lesquelles l’alimentation IG bas ne consiste pas uniquement à regarder l’index glycémique de chaque aliment.

La structure globale du repas compte beaucoup.

Un déjeuner composé de légumes, de lentilles et d’une source de protéines aura par exemple un profil très différent d’une grande portion de pain blanc accompagnée d’un dessert sucré.

Les fibres contribuent donc à construire une réponse glycémique plus progressive, mais toujours dans le cadre d’un repas pris dans son ensemble.

Les fibres favorisent-elles la satiété ?

C’est l’un de leurs grands intérêts.

Les aliments riches en fibres demandent souvent davantage de mastication, occupent plus de volume dans l’assiette et peuvent ralentir la digestion. Ils contribuent ainsi à prolonger la sensation de satiété après le repas.

Une pomme entière sera par exemple généralement plus rassasiante qu’un verre de jus de pomme.

De la même manière, un plat de lentilles ou de pois chiches apporte à la fois des fibres, des glucides complexes et des protéines végétales, une combinaison particulièrement intéressante pour éviter d’avoir faim trop rapidement.

Intégrer davantage de fibres peut donc aider à limiter certains grignotages, non pas parce qu’elles supprimeraient l’appétit, mais parce qu’elles contribuent à composer des repas plus rassasiants.

Quels sont les aliments les plus riches en fibres ?

Les fibres sont essentiellement présentes dans les aliments d’origine végétale.

Les légumineuses figurent parmi les sources les plus intéressantes : lentilles, pois chiches, haricots blancs ou rouges, pois cassés.

Les légumes permettent également d’augmenter facilement l’apport en fibres au quotidien. Courgettes, brocolis, aubergines, carottes, artichauts, choux ou poireaux peuvent être intégrés aux repas de multiples façons.

Les fruits entiers apportent eux aussi des fibres, particulièrement lorsqu’ils sont consommés avec leur peau quand cela est possible. Pommes, poires, fruits rouges ou prunes constituent de bons exemples.

Les fruits à coque et les graines complètent efficacement l’apport : amandes, noix, noisettes, graines de chia, de lin ou de courge.

Enfin, certaines céréales peu raffinées et certains produits céréaliers riches en fibres peuvent participer à l’équilibre : avoine, sarrasin, orge, pain intégral ou encore certaines pâtes complètes.

À noter que le riz basmati, souvent intéressant pour son index glycémique plus modéré que celui de certains autres riz, n’est pas nécessairement particulièrement riche en fibres lorsqu’il est consommé en version blanche.

Fibres et aliments complets : attention aux raccourcis

Un aliment complet n’est pas automatiquement un aliment à index glycémique très bas.

Le degré de transformation, la cuisson, la texture et la composition du repas influencent également la réponse glycémique.

Un pain portant la mention « complet » peut par exemple rester assez rapidement assimilé s’il est très finement moulu ou fortement transformé.

À l’inverse, des aliments comme les lentilles possèdent naturellement une structure qui contribue à ralentir leur digestion.

Il est donc plus intéressant de raisonner en termes d’aliments peu transformés et de repas complets plutôt que de se fier uniquement à la couleur du pain ou à la mention « complet » sur l’emballage.

Comment ajouter davantage de fibres sans changer toute son alimentation ?

Il n’est pas nécessaire de transformer radicalement son alimentation du jour au lendemain.

Quelques changements simples peuvent déjà faire une différence.

Ajouter des légumes à chaque déjeuner et dîner, choisir plus souvent des légumineuses, privilégier les fruits entiers plutôt que les jus, remplacer ponctuellement des produits céréaliers raffinés par des versions plus riches en fibres ou ajouter quelques noix et graines à une salade constituent des gestes faciles à intégrer.

On peut par exemple commencer la journée avec un porridge accompagné de fruits et de graines, choisir une salade de lentilles au déjeuner, puis intégrer une belle portion de légumes au dîner.

L’essentiel reste la régularité.

Faut-il augmenter les fibres progressivement ?

Oui, particulièrement lorsque l’alimentation habituelle en contient peu.

Une augmentation très rapide de l’apport en fibres peut entraîner des ballonnements ou un inconfort digestif chez certaines personnes.

Mieux vaut donc augmenter progressivement les quantités et veiller parallèlement à boire suffisamment.

L’hydratation est particulièrement importante car certaines fibres absorbent l’eau au cours de leur passage dans le système digestif.

Cette progression permet également au microbiote intestinal de s’adapter à une alimentation plus riche en végétaux.

Les fibres, un pilier discret de l’alimentation IG bas

Les fibres ne sont évidemment pas le seul élément à prendre en compte pour mieux gérer la réponse glycémique d’un repas.

Les quantités de glucides, leur degré de transformation, la cuisson, les protéines, les matières grasses et l’activité physique jouent également un rôle.

Mais elles constituent un excellent point de départ.

En choisissant plus souvent des légumes, des fruits entiers, des légumineuses, des graines et des aliments céréaliers peu raffinés, on enrichit naturellement son alimentation tout en construisant des repas généralement plus rassasiants et plus favorables à une réponse glycémique progressive.

À la rentrée, lorsque les habitudes se réinstallent, remettre les fibres au cœur de l’assiette est donc moins une révolution qu’un réflexe simple. Et dans une alimentation IG bas, ce sont souvent ces gestes discrets et répétés qui font la différence.

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