Les 3 conseils de Lucile pour adopter l’IG bas sans bouleverser sa vie
Mieux manger ne devrait pas être une source de pression supplémentaire. Et pourtant, entre les régimes restrictifs, les injonctions contradictoires et la peur de mal faire, l’alimentation devient souvent un sujet anxiogène, bien loin de la promesse de mieux-être qu’elle est censée porter.
Lucile, coach en nutrition spécialisée dans l’alimentation à indice glycémique bas, créatrice du compte Instagram igbas.facile et invitée du dernier épisode de notre podcast Les Belles Rencontres, défend une approche radicalement différente. Une approche pensée pour la vraie vie, celle des familles, des emplois du temps chargés, des invitations, des périodes de fatigue et des envies de sucre. À travers son parcours et son expérience, trois principes se dégagent clairement.
1. S’y mettre doucement, mais sûrement
Lorsqu’on décide de mieux manger, le réflexe est souvent de vouloir tout revoir d’un coup. Changer tous ses repas, faire le tri dans les placards, imposer de nouvelles règles à toute la famille. L’intention est bonne, mais l’effet est rarement durable.
Pour Lucile, cette logique est précisément ce qui mène à l’abandon. Elle insiste au contraire sur l’importance de la progressivité. Pas besoin de révolutionner son alimentation du jour au lendemain. Il s’agit plutôt de choisir un point d’entrée réaliste, en phase avec son quotidien. Un repas, un encas, parfois simplement le goûter.
Elle le résume avec beaucoup de simplicité : il n’y a pas besoin de tout changer d’un coup. Le plus important est de commencer par ce qui paraît le plus facile. Cette approche enlève immédiatement la pression et permet de créer des habitudes qui s’installent naturellement, sans effort démesuré. Avancer doucement, mais avancer vraiment.
2. Ne pas chercher la perfection mais la durée
Autre pilier fondamental de son discours, la notion de constance. Lucile n’a jamais cherché à manger IG bas à 100 %, et elle le revendique. Pour elle, l’alimentation doit rester compatible avec une vie sociale, des repas partagés, des fêtes et des périodes plus gourmandes.
Dans son quotidien, cela se traduit par une alimentation majoritairement IG bas, mais sans culpabilité lorsqu’elle mange au restaurant, chez des amis ou lors d’un anniversaire. Elle parle souvent d’un équilibre autour de 80 %, qui permet de sortir du piège du tout ou rien.
Son objectif n’a jamais été la perfection, mais la durée. Le repas doit rester un moment convivial. C’est précisément cette souplesse qui permet à l’IG bas de s’inscrire dans le temps. Là où les régimes trop stricts finissent par générer frustration et décrochage, cette approche crée un cadre rassurant, adaptable, et surtout tenable.
3. Penser en associations plutôt qu’en interdits
L’un des malentendus les plus fréquents autour de l’IG bas concerne les aliments dits “interdits”. Or, Lucile insiste sur un point essentiel : aucun aliment n’est diabolisé. Tout est question de contexte.
Ce qui compte, ce ne sont pas les aliments pris isolément, mais les associations, les portions, la fréquence et la manière de les consommer. La pomme de terre, souvent montrée du doigt, peut parfaitement trouver sa place dans une alimentation équilibrée lorsqu’elle est consommée occasionnellement, associée à des légumes riches en fibres et à des protéines.
Lucile préfère parler d’habitudes plutôt que de règles. Composer son assiette, penser l’équilibre global, ajuster sans supprimer. Il n’y a pas d’aliments interdits, mais des proportions, des associations et des réflexes à adopter. Une manière beaucoup plus apaisée de se nourrir sans frustrations.
Une alimentation pensée pour la vraie vie
Avec le temps, ces principes simples produisent des effets concrets. Une perte de poids significative, une énergie plus stable dans la journée, moins de coups de fatigue après les repas, une digestion plus confortable, des pulsions sucrées qui s’atténuent. Et souvent, une relation plus sereine avec son corps.
Lucile le reconnaît elle-même, elle ne s’attendait pas à autant de bénéfices. C’est aussi pour cela qu’elle parle d’alimentation et non de régime. Une alimentation qui s’installe progressivement, qui s’adapte aux différentes périodes de la vie et qui ne repose ni sur la frustration ni sur la culpabilité.
Son message est clair. Mieux manger n’est pas une question de volonté ou de discipline. C’est simplement trouver le bon équilibre pour soi, celui qui convient à sa vie et à son rythme. Et parfois, trois principes bien choisis suffisent à enclencher un vrai changement.